Protéger les demandeurs d'asile

Si la pandémie de COVID-19 nous a appris une chose, c'est que nous vivons dans un monde interrelié: ce qui se passe dans une partie du monde affecte les gens dans une autre.

Bien que le gouvernement canadien soit responsable de la sécurité de notre population et de nos frontières, le Canada et on gouvernement ont également des responsabilités et des obligations continues envers la communauté internationale qui ne peuvent être ignorées. Il s'agit notamment de nos obligations de protéger les populations les plus vulnérables du monde, y compris les réfugiés. Les États-Unis et le Canada ont signé une entente sur les tiers pays sûrs en 2004, par laquelle chacun déclarait l'autre pays sûr pour les réfugiés. L'exception constante concerne les migrants arrivant à des postes frontaliers irréguliers. Cependant, la semaine dernière, notre gouvernement a annoncé qu'il allait maintenant refouler ces demandeurs d'asile. Le premier ministre a déclaré que le gouvernement est convaincu que la nouvelle politique est conforme aux valeurs canadiennes et que les réfugiés seront désormais en sécurité aux États-Unis.

Le Parti vert du Canada ne considère pas les États-Unis comme un tiers pays sûr pour tous les réfugiés et a demandé au Canada de se retirer de l’entente signée en 2004. Le Conseil canadien pour les réfugiés, Amnistie internationale et le Conseil canadien des Églises ont contesté légalement l’entente sur les tiers pays sûrs, faisant valoir que le renvoi de demandeurs d'asile aux États-Unis viole leurs droits fondamentaux et rend le Canada complice lorsque les États-Unis déportent certaines de ces personnes vers leur pays d'origine où ils risquent la persécution, la torture ou la mort.

Bien que le trafic frontalier entre les États-Unis et le Canada ait été considérablement réduit, il n'a pas été complètement interrompu, car de nombreux étrangers continuent de franchir la frontière chaque jour malgré la crise de la COVID-19. Il s'agit notamment des voyageurs d'affaires, des travailleurs étrangers temporaires et des étudiants. Fermer nos frontières aux demandeurs d'asile met leur vie en danger sans améliorer la sécurité des Canadiens. Les demandeurs d'asile doivent continuer d'avoir accès au Canada et rien ne justifie de fermer le Canada à ces personnes dans le besoin.


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